cotes probables du quinté

 

VICHY – 22/7/2014

 

ENGHIEN – 23/7/2014

Cheval

G  

Pmini 

 

Cheval

G  

Pmini 

11

KONRADS

4   

1,8   

 

3

NUAGE EN CIEL

2,5

1,5   

1

ICARIUM

8   

2,5   

 

5

TEMPO

7   

1,9   

18

MEANDRA

10   

2,8   

 

8

CONRADS FREDRIK

8   

2,0   

3

HAIGOA

11   

3,1   

 

4

RANDJANY

10   

2,4   

4

MONTELUPO

15   

4,0   

 

6

TON AMI DU PRIEUR

11   

2,7   

15

TRÈS SOLID

16   

4,2   

 

11

RICKSHOW

12   

2,8   

8

ACTEUR SECRET

16   

4,2   

 

7

AIDA BOKO

14   

3,0   

14

SCALAMBRA

16   

4,2   

 

14

TRÉSOR DU BREIL

21   

3,9   

10

PINK COURAGEOUS

17   

4,3   

 

E  16

SPIRIT BEJI

25   

4,2   

2

DOWNHILL ONLY

17   

4,3   

 

12

ELLES W.PHEDO

34   

5,0   

5

NOMAD ATTITUDE

18   

4,4   

 

1

KALYPSO FACE

77   

10,0   

9

PEUT ETRE

18   

4,4   

 

13

SATIN D’AVRIL

77   

10,0   

7

TIME FOR MABEL

21   

4,8   

 

E    2

NASHVILLE DANCER

101   

13,2   

13

FORTUNE ROYAL

41   

8,0   

 

9

SIXIA DES ANGLES

101   

13,2   

6

RAIN ARTIST’S

55   

10,3   

 

E  10

TIGER DANOVER

101   

13,2   

12

MY DEAR WATSON

55   

10,3   

 

15

RAMSÈS DES CHARMES

101   

13,2   

17

SIR BECQUA

55   

10,3   

 

 

 

 

 

16

ARENTAN

63   

11,9   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces cotes probables (ou rapports probables) sont établies sur la base du prélèvement effectué par le PMU et peuvent donc être comparées aux cotes de cet opérateur. Au contraire, les cotes probables (ou les rapports probables) des journaux ou des sites Internet, sans exception, sont des estimations qui ne tiennent aucun compte du calcul des cotes et qui, partant, correspondent de manière purement aléatoire à un taux de prélèvement variable d’une course à l’autre. Elles ne peuvent valablement être comparées ni aux cotes du PMU, ni à celles d’aucun autre opérateur, ni aux cotes publiées la veille ou le lendemain par le journal ou le site en question lui‑même, car il arrive fréquemment qu’elles s’écartent véritablement par trop de tout niveau de prélèvement raisonnable. S’agissant de celles que nous nous efforçons d’éditer chaque jour, elles synthétisent, selon une formule de calcul immuable, les pronostics d’une quarantaine de professionnels pour le quinté. Il est donc normal qu’elles différent plus ou moins des cotes PMU finales, ces dernières résultant des mises effectivement engagées par les joueurs en simple gagnant. S’ajoute à cela d’autres raisons qui font qu’elles ne peuvent avoir qu’une valeur prédictive limitée. Si vous voulez malgré tout vous forger une opinion à ce sujet, comparez-les aux cotes finales du PMU tout en faisant de même avec celles de votre quotidien favori, de préférence sur une période d’au moins quinze jours.

 

Remarques :  1) si la course comporte des chevaux faisant écurie (et pour les rapports probables du groupé gagnant de Leturf) voir le chapitre IV.

                     2) pour l’estimation des rapports mini en simple placé, voir le chapitre V.

 

 

Cotes et rapports.

 

À l’époque de la préhistoire, certains vieux dinosaures s’en souviennent avec émotion, le turfiste manipulait les chiffres avec autant d’aisance qu’un ado d’aujourd’hui son i-phone et saisissait pour ainsi dire d’instinct, quand il découvrait dans Sport‑Complet que le cheval sur lequel il avait mis 10 NF n’avait échoué que d’un nez à la cote de 39/4, que ledit nez lui coûtait 10 700 ou 10 800 anciens francs. « O tempora ! o mores ! » se lamente le lecteur du Petit Larousse illustré. Mais la roue tourne et les temps changent. Ne regrettons pas les enivrantes délices des cotes à l’ancienne. Les cotes à l’ancienne ne doivent pas être une chaîne. On est quitte envers elles quand on les a soigneusement roulées dans le linceul de pourpre où dorment les dieux morts, la pince à tiercé et le bordereau de simple à dos carbone. Et à présent que nous vivons avec passion la pointe extrême de la modernité la plus récente, qu’est-ce donc, désormais, qu’une cote new look pour l’opérateur en ligne Lambda et pour le turfiste homonyme ? Quel rapport avec le rapport, quel rapport avec le rapport probable et quel rapport entre le rapport probable et la cote probable ? Telles sont les grandes questions que nous agiterons ici.

 

 

 

I. – Les cotes des opérateurs en ligne

 

Pendant toute la durée des opérations de prise des paris, le PMU publie, à intervalles réguliers, un tableau des cotes, depuis celles dites de référence jusqu’aux cotes finales en passant par une série de cotes intermédiaires. La cote d’un cheval n’est ni plus ni moins que le rapport auquel il serait payé s’il l’emportait et si l’enregistrement des paris avait été clos au moment où elle a été évaluée. Et pour cela, le PMU procède exactement comme il le fera, après la course, pour calculer le rapport du gagnant. Il commence par prélever 15,605% sur la masse totale des enjeux (c’est la valeur qu’il indique dans son règlement) ; puis il répartit le reste entre les mises qui ont été jouées sur le cheval considéré. Exemple : si, au moment où sont calculées les cotes, le total des enjeux atteint 57 642 € et que 13 907 € se sont portés sur le 7, sa cote – provisoire – est égale à :

 

57 642 × (1 – 0,15605)

              –––––––––––––––––––  =  3,498

13 907

 

             (cote que le PMU arrondit à 3,40)

 

On comprend bien que si le prélèvement du PMU était beaucoup plus élevé, toutes les cotes seraient nettement plus faibles et, inversement, que s’il était plus faible, toutes les cotes seraient plus élevées. Leur valeur effective exacte provient précisément de ce qu’elles ont été calculées sur la base d’un prélèvement égal à 15,605 % et ce taux, si on ne le connaît pas, peut être retrouvé à partir de l’ensemble des cotes ; la formule est la suivante :

          1

t  =  1 –  ––––––––––––––––––––

              1      1      1                  1

              –– + –– + –– + ...… + ––

               C1    C2     C3               Cn

 

Mais cette formule concerne les cotes brutes (comme 3,498) et, malheureusement, elles nous sont inconnues, car le PMU ne communique que leurs arrondis au décime inférieur. Mais nous savons au moins qu’une cote PMU de 3,40 provient d’une cote brute comprise entre 3,40 et 3,50 et cela permet déjà de calculer t avec une certaine précision. Un exemple sera plus parlant que de longs discours. Voici les cotes finales concernant le T/Q/Q disputé à Vincennes le 5 janvier 2014 :

 

Cotes PMU

finales

3,2

20,3

45,4

6,0

10,9

26,5

58,4

157,4

90,6

105,2

3,1

117,2

15,4

73,3

57,2

22,7

 

Calculons d’abord le taux de prélèvement sur la base de ces cotes PMU, qui sont les valeurs minimales possibles des cotes brutes, puis recommençons le calcul avec les valeurs maximales possibles, c’est-à-dire les cotes PMU augmentées de 0,1 :

 

      1

             t  =  1 –  –––––––––––––––––––––––––––––––  =  0,1633

             1           1           1                      1

––––– + –––– + ––––– + ...… + ––––

              3,2        20,3      45,4                 22,7

 

       1

             t  =  1 –  –––––––––––––––––––––––––––––––  =  0,1460

            1           1          1                       1

––––– + –––– + ––––– + ...… + ––––

             3,3        20,4      45,5                 22,8

 

Nous pouvons donc affirmer avec certitude que le taux de prélèvement appliqué était compris entre 14,60% et 16,33%. En refaisant le calcul avec l’ensemble des valeurs maxi et mini réunies (on remplacera simplement le numérateur 1 sur la grande barre de fraction par un 2) on obtient une moyenne de 15,47%. Plus le nombre de courses prises en compte est grand, plus la moyenne générale tend vers 15,605 %. On déterminera pareillement le taux de prélèvement des autres opérateurs (cf. chapitre VI ) ou celui associé aux cotes probables que publient les quotidiens et certains sites Internet.

 

 

 

II. – Les cotes probables des quotidiens

 

Les quotidiens hippiques – et les quotidiens généralistes, dans leurs pages spécialisées – publient chaque jours des « cotes probables » pour le quinté du jour, voire pour celui du lendemain. Il s’agit d’une estimation des cotes finales du PMU. En effet, comme c’est toujours lui qui draine l’écrasante majorité des enjeux, ses cotes sont les moins volatiles et les plus significatives, ce sont celles qui intéressent directement le plus grand nombre de joueurs et qui font référence. Il est logique, par conséquent, de se demander si les cotes probables d’un quotidien sont au moins des cotes PMU possibles.

Pour bien comprendre, imaginons que les joueurs d’un opérateur hippique lambda répartissent leurs mises sur les différents concurrents d’une course exactement de la même manière que ceux du PMU, mais que cet opérateur prélève 30% sur le total des enjeux avant de répartir le reste entre les gagnants. Il est clair que ses cotes seront nettement plus faibles. Il en va de même pour les cotes probables d’un quotidien : si elles sont associées à un taux de prélèvement de 30%, elles sont parfaitement possibles pour un opérateur hippique qui prélève 30% sur les enjeux, mais rigoureusement impossibles pour le PMU, sauf s’il avait brusquement décidé – sans en avertir les parieurs – qu’exceptionnellement, pour la course en question, il prélèverait lui aussi 30% sur les enjeux.

 

Exemple n° 1

 

Paris-Turf, premier quotidien hippique en terme d’audience, publie désormais des cotes probables modernes, style PMU, qu’il dénomme « rapports probables » pour éviter toute confusion. Voici celles qu’il proposait pour le T/Q/Q du 9 janvier 2014, une course au trot à Vincennes :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

15

80

40

19

6

70

2,5

8

4

25

60

5

16

 

Elles correspondent à un taux de prélèvement de près de 30% et sont donc trop faibles, dans l’ensemble, pour être des cotes PMU.

 

Exemple n° 2

 

Gény‑courses se pique de donner les cotes probables de toutes les courses du jour. Il en est resté aux cotes à l’ancienne, mais nous les avons transformées en cotes modernes ; il n’y a qu’à leur rajouter une unité :

13/1            14,00

9/2                5,50

Voici donc, en style moderne, les cotes qu’il proposait pour la première de Vincennes, le 11 janvier 2014 :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

32

8

15

17

10

5

13

4

 

Elles correspondent à un taux de prélèvement de –18%. Un prélèvement négatif est l’inverse d’un prélèvement. Il signifie qu’on commence par ajouter 18% à la masse des enjeux avant de répartir le tout entre les gagnants. Elles sont donc nettement trop élevées, en moyenne, pour être des cotes PMU.

 

 

Modulation du taux de prélèvement.

 

Il existe une formule, légèrement trop complexe pour être donnée ici, qui permet de standardiser façon PMU des cotes aberrantes. Appliquée aux cotes Paris‑Turf  du premier exemple ci‑dessus, elle nous donne :

 

15

80

40

19

6

70

2,5

8

4

25

60

5

16

15,8

80,8

40,8

19,8

6,8

70,8

3,6

8,8

4,9

25,8

60,8

5,8

16,8

 

Le taux de prélèvement associé aux cotes initiales, calculé comme il est expliqué dans le chapitre I, était de 29,4%. Pour les cotes modifiées, il n’est plus que de 15,605%. C’est l’occasion de faire une remarque. Si l’on raisonne en valeur absolue, on voit que toutes les cotes ont été augmentée de 0,8 sauf celles des deux favoris, qui n’ont guère été augmentées de beaucoup plus ; mais si l’on raisonne en valeur relative, on voit que la cote du favori a été augmentée de plus de 40 % alors que celle de l’extrême outsider n’a été augmentée que de 1 %. Cela permet de comprendre que certains opérateurs puissent moduler le taux de prélèvement, dans un sens ou dans l’autre, en agissant essentiellement sur la cote du ou des favoris (cf. chapitre VI ).

 

 

 

III – La part d’enjeu

 

Connaissant la cote brute d’un cheval, on en déduit aisément le pourcentage des enjeux qui se sont portés sur lui. Pour une cote de 3,784 on a :

P = 84,395 % ÷ 3,784 = 22,3 %

La valeur 84,395% est le taux de retour aux parieurs avant arrondi puisque le PMU commence toujours, dans le calcul des cotes, par retirer 15,605% sur le total des enjeux. Comme on ne connaît généralement que la cote arrondie du PMU, on pourra utiliser une formule approchée après avoir augmenté la cote de 0,05. Pour une cote de 3,7 donc, on aura :  P ≈ 84,395 % ÷ 3,75 = 22,5 %. On pourra aussi se servir de cette formule en partant des cotes standardisées que nous publions chaque jour pour avoir une idée approximative de la part d’enjeu de chaque concurrent, telle que nous l’avons estimée. Mais elle est bien sûr inutilisable à partir des cotes probables d’un quotidien, car le total des parts d’enjeu s’éloignerait bien trop de 100%. Pour la même raison, elle ne peut servir pour les cotes d’un opérateur autre que le PMU qu’en remplaçant la valeur 84,395% par celle propre à l’opérateur (par exemple 86% pour Zeturf depuis le début de cette année 2014).

 

 

 

IV – Chevaux faisant écurie

 

Les cotes que nous indiquons chaque jour sont des cotes individuelles, ce qui est indispensable si l’on veut donner une estimation de la chance de chaque concurrent. Cependant, si deux ou plusieurs chevaux font écurie et que l’un d’eux remporte la course, le rapport gagnant est payé à tous les joueurs ayant misé sur l’un quelconque des chevaux de l’écurie, mais au rapport écurie. La cote écurie est égale à la somme harmonique des cotes individuelles ; voici quelques exemples :

 

– si deux chevaux faisant écurie sont chacun à la cote individuelle de 16,00 la cote écurie vaut :

1

             –––––––––  =  8,00

1         1

––   +   ––

16        16

 

– si l’un est à la cote de 2,50 et l’autre à la cote de 10,00 la cote écurie vaut :

1

             ––––––––  =  2,00

1      1

––   +  ––

2,5      10

 

– si trois chevaux à la cote de 10,00 – 20,00 – 60,00 sont associés, leur cote écurie vaut :

1

             –––––––––––––  =  6,00

1        1        1

––  +  ––  +  ––

10      20      60

 

Remarque : les lycéens de la filière S savent que c’est ainsi que l’on calcule la focale d’un objectif comportant plusieurs lentilles ou la résistance totale de plusieurs branches parallèles d’un circuit électrique. La focale, la résistance et la cote ressortissent au calcul harmonique, car elles sont inversement proportionnelles aux grandeurs directes que sont la convergence, l’intensité et la part d’enjeu, lesquelles relèvent du calcul arithmétique (le calcul ordinaire).

 

 

Le groupé gagnant de Leturf.fr

 

Les trois groupes de chevaux sur lesquels on peut parier constituent trois écuries, au sens où on l’entend en simple gagnant. La cote probable d’un groupe se calcule donc en appliquant la formule ci-dessus.

 

Cela signifie aussi que tout parieur peut jouer, en simple gagnant, l’écurie qu’il a créée lui-même, du moins dans une certaine mesure. Supposons que vous vouliez jouer « en écurie » trois chevaux à la cote individuelle de 2,90 / 4,10 / 5,10. Pour un rapport d’environ 20€, en cas de victoire de l’un quelconque de vos trois chevaux, il vous faudra jouer sur chacun :

20 ÷ 2,90 ≈ 7      20 ÷ 4,10 ≈ 5      20 ÷ 5,1 ≈ 4

Bien entendu, cela suppose que les cotes soient stables, ce qui n’est guère possible que si vous jouez à la dernière minute, au PMU, dans une course (comme celle du Quinté) sur laquelle les enjeux sont importants, et uniquement sur des favoris.                                                                

 

 

 

V – Le calcul des rapports au jeu simple placé

 

Soit une course dans laquelle il a été joué 151 770 € au jeu simple placé dont : – 62 004 €  sur le cheval arrivé premier,

                         – 10 338 €  sur le cheval arrivé deuxième,

                            2 820 €  sur le cheval arrivé troisième.

Voici comment le PMU calcule les rapports :

 

151 770 - 15,605%  =  128 086,29

 

128 086,29 - 62 004 - 10 338 - 2 820  =  52 924,29

 

52 924,29  ÷  3  =  17 641,43

 

1 + (17 641,43 ÷ 62 004)  =  1,285   arrondi à   1,20

1 + (17 641,43 ÷ 10 338)  =  2,706   arrondi à   2,70

1 + (17 641,43 ÷   2 820)  =  7,256   arrondi à   7,20

 

On voit que le calcul du rapport placé d’un cheval donné dépend non seulement des enjeux qui se sont portés sur lui ainsi que du total des enjeux,  comme c’est le cas au jeu simple gagnant, mais encore des enjeux effectués sur les deux autres chevaux qui ont fait l’arrivée avec lui. C’est pourquoi un même rapport gagnant, dans deux courses différentes, correspond généralement à deux rapports placé différents. Avant le coup, chaque cheval a un rapport placé possible pour chacun des couplés formés par les autres chevaux, soit 105 rapports possibles pour chaque cheval s’il y a 16 partants. Certes, beaucoup de ces rapports possibles seront identiques après arrondi, mais il en restera quand même pas mal. C’est pourquoi le PMU ne peut pas vous donner LA cote placé d’un cheval mais seulement l’UNE de ses cotes placé possibles. Il peut, par exemple, vous indiquer la cote placé minimale d’un cheval, en supposant qu’il fasse l’arrivée avec les deux premiers favoris de la course (ou, pour les deux premiers favoris, qu’ils fassent l’arrivée avec le troisième favori). Il peut aussi vous dire la cote placé maximale d’un cheval, en supposant qu’il fasse l’arrivée avec les deux concurrents les moins joués, mais vous vous doutez bien que vous ne toucherez jamais cette cote‑là et que cette information ne vise qu’à faire rêver.

Le PMU calcule naturellement les rapports gagnant à partir de la répartition des enjeux au jeu simple gagnant et les rapports placé à partir de la répartition des enjeux au jeu simple placé, ce qui ne pose aucune difficulté. Mais il faut bien voir que ces deux répartitions sont sensiblement différentes : un outsider recueille un pourcentage de mises plus important placé que gagnant et, par voie de conséquence, c’est l’inverse pour un favori. Les cotes placé minimales que nous publions chaque jour sont calculées en concordance avec notre estimation des cotes gagnant. Elles ne sont donc ni plus ni moins fiables que ces dernières et le rapport placé réel d’un cheval peut parfaitement être inférieur à ce que nous indiquons, tout spécialement si notre cote gagnant est elle‑même surestimée.

 

 

 

VI – Taux de prélèvement des opérateurs hippiques

 

La procédure correcte pour calculer les cotes en simple gagnant n’est quand même pas bien compliquée ; elle consiste à :

  relever les mises engagées sur chaque cheval,  à l’exclusion des non-partants, mais non pas le total général ;

  prendre pour total général la somme des chiffres relevés et en défalquer le prélèvement prévu ;

  calculer la cote de chaque concurrent par rapport à la masse restante.

Toute erreur est alors rigoureusement impossible.

 

Les opérateurs se répartissent en deux groupes. Le PMU, Zeturf, Unibet et France‑Pari pratiquent le prélèvement fixe. C’est la technique traditionnelle dans laquelle un taux de prélèvement unique s’applique pour chaque course et, pour une course donnée, à chacun des tableaux de cotes publiés, depuis les cotes initiales jusqu’aux cotes finales. Genybet, Betclic et Leturf pratiquent le prélèvement modulé, ce qui signifie que le prélèvement est différent pour chaque course et, pour une course donnée, différent pour chacun des tableaux de cotes publiés.

 

1. – le prélèvement à taux fixe.

 

Voici les derniers tableaux de cotes publiés par Unibet pour la troisième épreuve disputée à Kempton le 15 janvier 2014. Nous en avons sans doute sauté quelques‑uns, mais cela n’a aucune importance pour notre propos.

 

8,0

7,9

8,0

8,0

7,7

7,9

6,2

5,2

7,0

5,6

18,0

18,3

18,7

15,3

17,1

18,1

22,0

9,5

13,6

17,8

3,7

3,8

4,0

4,0

3,9

4,2

4,5

3,4

3,4

2,4

25,3

25,7

27,6

22,6

25,3

25,0

20,0

14,2

17,6

22,9

18,6

18,6

19,2

16,8

16,8

17,5

11,9

11,9

9,3

15,3

15,8

16,1

13,1

14,0

14,7

14,4

18,3

20,3

17,1

10,3

3,2

3,1

3,1

3,2

3,0

3,0

3,3

3,4

4,9

7,5

9,7

9,9

9,1

9,4

9,5

9,8

9,8

6,5

7,6

9,0

5,5

5,5

5,6

5,8

6,5

5,6

5,5

5,2

7,3

9,9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15,34 %

15,31 %

15,32 %

15,56 %

15,31 %

15,05  %

15,43 %

28,91 %

15,65 %

15,06 %

17,00 %

16,98 %

16,96 %

17,14 %

16,96 %

16,70 %

16,98 %

30,35 %

17,08  %

16,87 %

 

Les deux dernières lignes indiquent les limites minimale et maximale du taux de prélèvement, calculées comme exposé dans le chapitre I . Négligeons pour l’instant le tableau grisé. Le taux effectivement pratiqué par Unibet est nécessairement supérieur à chacune des limites minimales et inférieur à chacune des limites maximales. Par suite, il est compris entre la limite minimale la plus forte et la limite maximale la plus faible : 15,65 < t < 16,70. L’écart peut être resserré en étudiant un grand nombre de courses et on arrive à la conclusion qu’il doit être de 16,0 %. Ceux des trois autres opérateurs travaillant à taux fixe sont respectivement de 14 % pour Zeturf, de 15,6 % pour le PMU et de 21 % pour France‑Pari.

Pour ce qui est du tableau grisé, les limites obtenues sont si absurdes qu’il ne peut s’agir que d’une grossière erreur dans le calcul des cotes. Il est clair que la procédure d’Unibet est inadaptée. On trouve aussi des tableaux de cotes aberrants chez France‑Pari, mais jamais chez Zeturf ni au PMU si ce n’est, pour ce dernier, dans une circonstance très particulière.

 

Une erreur de calcul au PMU.

 

Voici les cotes du PMU pour la 9° course disputée à Vincennes le 1/1/2014. Il s’agit des cotes calculées après la clôture des paris et, par conséquent, c’est tout simplement, pour chaque cheval, le rapport qui sera effectivement payé s’il l’emporte :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

Cote

75,60

14,10

22,00

34,40

4,50

NP

53,10

12,40

12,70

8,70

57,20

4,70

3,00

 

Elles impliquent un taux de prélèvement compris entre 17,64 % et 19,20 %. Pour correspondre au taux de prélèvement annoncé par le PMU dans son règlement, elles devraient être légèrement relevées. Celle du gagnant devrait passer de 8,70 à 8,90 au strict minimum, mais plus probablement à 9,00. Le rapport a cependant bien été payé 8,70. Il ne fait guère de doute que cela est dû à ce que le 6 n’a pas participé à la course alors qu’il s’agissait du grand favori et que des enjeux importants avaient déjà été engagés sur lui.

 

Même cause, même effet dans le T/Q/Q du 9/1/2014, toujours à Vincennes. Les cotes finales du PMU étaient :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

cote

10,2

58,3

48,3

14,9

6,0

55,6

NP

5,9

6,1

9,4

43,4

3,0

15,2

 

Elles impliquaient cette fois un taux de prélèvement compris entre 18,53 % et 19,98 % et, là encore, elles devraient être légèrement relevées pour correspondre au taux officiel du PMU. La cote du gagnant devrait passer à 3,10 ou à 3,20. Mais, là encore, le rapport a bien été payé 3,00. L’erreur pourrait provenir de ce que le PMU commence par prélever ses 15,6 % sur les enjeux et retire ensuite de la masse restante la somme destinée à rembourser les preneurs du cheval non-partant au lieu de procéder, comme il se doit, dans l’ordre inverse.

 

2. – Le prélèvement à taux modulé.

 

(en cours de réécriture)

 

3. – le taux de retour aux joueurs.

 

(à compléter)

 

 Pour Genybet, Betclic et Leturf , nous ne pouvons indiquer que le taux de prélèvement moyen, constaté sur la seule course support du quinté, pour la période allant du …

 

Mais le prélèvement avant répartition n’est pas le seul. En effet, lorsqu’un opérateur arrondit à 2,70 un rapport brut compris entre 2,701 et 2,799 cela correspond à un prélèvement supplémentaire moyen de 1,5%. Le rapport gagnant est souvent supérieur à 2,70 et donc les « bénéfices sur les centimes » moindres ; nous les estimerons à 1%. Pour les opérateurs qui arrondissent les rapports au centime, ils sont dix fois plus faibles. D’où, en guise de conclusion, le tableau suivant :

 

 

Taux avant répartition

Arrondi du rapport

Taux

global

Taux de retour

aux parieurs

Zeturf

14,0 %

1,0%

15,0%

85,0%

PMU

15,6%

1,0%

16,6%

83,4%

Unibet

16,0%

1,0%

17,0%

83,0%

France-Pari

 21,0%

0,1%

   21,1%

79,9%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La considération du taux de retour aux parieurs n’a guère d’intérêt direct pour les joueurs. La seule chose qui compte, pour eux, c’est le rapport auquel sera payé le cheval qu’ils veulent jouer. Malheureusement, comparer les offres des différents opérateurs est pour ainsi dire impossible. Les enjeux récoltés en ligne sont relativement faibles et les parieurs attendent les dernières minutes pour jouer, d’où des rapports extrêmement volatils : un cheval joué à 3,10 juste avant le départ peut être payé 1,80. Seules les cotes du PMU ont une relative stabilité du fait de l’importance des enjeux dans son réseau en dur … en attendant la séparation des masses annoncée !