cotes probables du quinté

 

MONS – 24/10/2014

 

AUTEUIL – 23/10/2014

Cheval

G  

Pmini 

 

Cheval

G  

Pmini 

E1  10

ROI DU LUPIN

2,5

1,4   

 

3

VIEUX MORVAN

5   

1,8   

1

SOMETIME

6   

1,8   

 

1

LE CHÂTEAU

5   

1,8   

3

SÉVÉRINO

7   

2,0   

 

4

VISIONICE

6   

1,9   

5

SOLÉA RIVELLIÈRE

8   

2,0   

 

6

JOROPO

11   

3,2   

E1    4

TALICIA BELLA

11   

2,1   

 

8

VANGEL DE CERISY

11   

3,3   

E2    7

ROXANA DE BARBRAY

12   

2,7   

 

12

FAIRLY CRICK

13   

3,3   

2

RU DE L’AIROU

12   

2,9   

 

13

TIGER SY

13   

3,4   

8

SISSI DU MORIN

44   

4,5   

 

2

CHIFFRE D’AFFAIRES

17   

3,8   

12

QUENTIN ROSE

54   

5,7   

 

9

VIRTUOSE DE SIVOLA

20   

4,1   

E2    6

QUELA RIVE

65   

7,4   

 

7

NORTH GERMANY

25   

5,0   

9

TEAM JOB

83   

10,8   

 

11

SABLE BLEU

26   

5,4   

11

RORO DU DÉBUCHÉ

83   

10,8   

 

5

LA VATICANE

27   

5,6   

13

QUORIACE STOP

83   

10,8   

 

14

VALBRUNE

44   

8,5   

14

PICARDO

83   

10,8   

 

15

VOYOU SABOT

44   

8,5   

15

SWEDISHMAN

NP  

NP   

 

10

BLACK ET WHITE

50   

9,6   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces cotes probables (ou rapports probables) sont établies sur la base du prélèvement effectué par le PMU et peuvent donc être comparées aux cotes de cet opérateur. Au contraire, les cotes probables (ou les rapports probables) des journaux ou des autres sites Internet sont des estimations qui ne tiennent aucun compte du calcul des cotes et qui, partant, correspondent de manière purement aléatoire à un taux de prélèvement variable d’une course à l’autre. Elles ne peuvent valablement être comparées ni aux cotes du PMU, ni à celles d’aucun autre opérateur, ni aux cotes publiées la veille ou le lendemain par le journal ou le site en question lui‑même, car il arrive fréquemment qu’elles s’écartent par trop de tout niveau de prélèvement raisonnable. S’agissant de celles que nous nous efforçons d’éditer chaque jour, elles synthétisent, selon une formule de calcul immuable, les pronostics d’une quarantaine de professionnels pour le quinté. Il est donc normal qu’elles différent plus ou moins des cotes PMU finales, ces dernières résultant des mises effectivement engagées par les joueurs en simple gagnant. S’ajoute à cela des raisons d’ordre statistique qui font qu’elles ne peuvent avoir qu’une valeur prédictive limitée. Si vous voulez malgré tout vous forger une opinion à ce sujet, comparez-les aux cotes finales du PMU tout en faisant de même avec celles de votre quotidien favori, de préférence sur une période d’au moins quinze jours.

 

Remarques :  1) si la course comporte des chevaux faisant écurie, voir le chapitre IV.

                     2) pour l’estimation des rapports mini en simple placé, voir le chapitre V.

 

 

Cotes et rapports.

 

À l’époque de la préhistoire, certains vieux dinosaures s’en souviennent avec émotion, le turfiste manipulait les chiffres avec autant d’aisance qu’un ado d’aujourd’hui son i-phone et saisissait pour ainsi dire d’instinct, quand il découvrait dans Sport‑Complet que le cheval sur lequel il avait mis 10 NF n’avait échoué que d’un nez à la cote de 39/4, que ledit nez lui coûtait 10 700 ou 10 800 anciens francs. « O tempora ! o mores ! » se lamente le lecteur du Petit Larousse illustré. Mais la roue tourne et les temps changent. Ne regrettons pas les enivrantes délices des cotes à l’ancienne. Les cotes à l’ancienne ne doivent pas être une chaîne. On est quitte envers elles quand on les a soigneusement roulées dans le linceul de pourpre où dorment les dieux morts, la pince à tiercé et le bordereau de simple à dos carbone. Et à présent que nous vivons avec passion la pointe extrême de la modernité la plus récente, qu’est-ce donc, désormais, qu’une cote new look pour l’opérateur en ligne Lambda et pour le turfiste homonyme ? Quel rapport avec le rapport, quel rapport avec le rapport probable et quel rapport entre le rapport probable et la cote probable ? Telles sont les grandes questions que nous agiterons ici.

 

 

I. – Les cotes des opérateurs en ligne

 

Pendant toute la durée des opérations de prise des paris, le PMU publie, à intervalles réguliers, un tableau des cotes, depuis celles dites de référence jusqu’aux cotes finales en passant par une série de cotes intermédiaires. La cote d’un cheval n’est ni plus ni moins que le rapport auquel il serait payé s’il l’emportait et si l’enregistrement des paris avait été clos au moment où elle a été évaluée. Et pour cela, le PMU procède exactement comme il le fera, après la course, pour calculer le rapport du gagnant. Il commence par prélever 15,605% sur la masse totale des enjeux (c’est la valeur qu’il indique dans son règlement) ; puis il répartit le reste entre les mises qui ont été jouées sur le cheval considéré. Exemple : si, au moment où sont calculées les cotes, le total des enjeux atteint 57 642 € et que 13 907 € se sont portés sur le 7, sa cote – provisoire – est égale à :

 

57 642 × (1 – 0,15605)

              –––––––––––––––––––  =  3,498

13 907

 

             (cote que le PMU arrondit à 3,40)

 

On comprend bien que si le prélèvement du PMU était beaucoup plus élevé, toutes les cotes seraient nettement plus faibles et, inversement, que s’il était plus faible, toutes les cotes seraient plus élevées. Leur valeur effective exacte provient précisément de ce qu’elles ont été calculées sur la base d’un prélèvement égal à 15,605 % et ce taux, si on ne le connaît pas, peut être retrouvé à partir de l’ensemble des cotes ; la formule est la suivante :

          1

t  =  1 –  ––––––––––––––––––––

              1      1      1                  1

              –– + –– + –– + ...… + ––

               C1    C2     C3               Cn

 

Mais cette formule concerne les cotes brutes (comme 3,498) et, malheureusement, elles nous sont inconnues, car le PMU ne communique que leurs arrondis au décime inférieur. Mais nous savons au moins qu’une cote PMU de 3,40 provient d’une cote brute comprise entre 3,40 et 3,50 et cela permet déjà de calculer t avec une certaine précision. Un exemple sera plus parlant que de longs discours. Voici les cotes finales concernant le T/Q/Q disputé à Vincennes le 5 janvier 2014 :

 

Cotes PMU

finales

3,2

20,3

45,4

6,0

10,9

26,5

58,4

157,4

90,6

105,2

3,1

117,2

15,4

73,3

57,2

22,7

 

Calculons d’abord le taux de prélèvement sur la base de ces cotes PMU, qui sont les valeurs minimales possibles des cotes brutes, puis recommençons le calcul avec les valeurs maximales possibles, c’est-à-dire les cotes PMU augmentées de 0,1 :

 

      1

             t  =  1 –  –––––––––––––––––––––––––––––––  =  0,1633

             1           1           1                      1

––––– + –––– + ––––– + ...… + ––––

              3,2        20,3      45,4                 22,7

 

       1

             t  =  1 –  –––––––––––––––––––––––––––––––  =  0,1460

            1           1          1                       1

––––– + –––– + ––––– + ...… + ––––

             3,3        20,4      45,5                 22,8

 

Nous pouvons donc affirmer avec certitude que le taux de prélèvement appliqué était compris entre 14,60% et 16,33%. En refaisant le calcul avec l’ensemble des valeurs maxi et mini réunies (on remplacera simplement le numérateur 1 sur la grande barre de fraction par un 2) on obtient une moyenne de 15,47%. Plus le nombre de courses prises en compte est grand, plus la moyenne générale tend vers 15,605 %. On déterminera pareillement le taux de prélèvement des autres opérateurs (cf. chapitre VI ) ou celui associé aux cotes probables que publient les quotidiens et certains sites Internet.

 

 

II. – Les cotes probables des quotidiens

 

Les quotidiens hippiques – et les quotidiens généralistes, dans leurs pages spécialisées – publient chaque jours des « cotes probables » pour le quinté du jour, voire pour celui du lendemain. Il s’agit d’une estimation des cotes finales du PMU. En effet, comme c’est toujours lui qui draine l’écrasante majorité des enjeux, ses cotes sont les moins volatiles et les plus significatives, ce sont celles qui intéressent directement le plus grand nombre de joueurs et qui font référence. Il est logique, par conséquent, de se demander si les cotes probables d’un quotidien sont au moins des cotes PMU possibles.

Pour bien comprendre, imaginons que les joueurs d’un opérateur hippique lambda répartissent leurs mises sur les différents concurrents d’une course exactement de la même manière que ceux du PMU, mais que cet opérateur prélève 30% sur le total des enjeux avant de répartir le reste entre les gagnants. Il est clair que ses cotes seront nettement plus faibles. Il en va de même pour les cotes probables d’un quotidien : si elles sont associées à un taux de prélèvement de 30%, elles sont parfaitement possibles pour un hypothétique opérateur hippique qui prélèverait 30% sur les enjeux, mais rigoureusement impossibles pour le PMU.

 

Exemple n° 1

 

Paris-Turf, premier quotidien hippique en terme d’audience, publie désormais des cotes probables modernes, style PMU, qu’il dénomme « rapports probables » pour éviter toute confusion. Voici celles qu’il proposait pour le T/Q/Q du 9 janvier 2014, une course au trot à Vincennes :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

15

80

40

19

6

70

2,5

8

4

25

60

5

16

 

Elles correspondent à un taux de prélèvement de près de 30% et sont donc trop faibles, dans l’ensemble, pour être des cotes PMU.

 

Exemple n° 2

 

Gény‑courses se pique de donner les cotes probables de toutes les courses du jour. Il en est resté aux cotes à l’ancienne, mais nous les avons transformées en cotes modernes ; il n’y a qu’à leur rajouter une unité :

13/1            14,00

9/2                5,50

Voici donc, en style moderne, les cotes qu’il proposait pour la première de Vincennes, le 11 janvier 2014 :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

32

8

15

17

10

5

13

4

 

Elles correspondent à un taux de prélèvement de –18%. Un prélèvement négatif est l’inverse d’un prélèvement. Il signifie qu’on commence par ajouter 18% à la masse des enjeux avant de répartir le tout entre les gagnants. Elles sont donc nettement trop élevées, en moyenne, pour être des cotes PMU.

 

 

III – La part d’enjeu

 

Connaissant la cote brute d’un cheval, on en déduit aisément le pourcentage des enjeux qui se sont portés sur lui. Pour une cote de 3,784 on a :

P = 84,395 % ÷ 3,784 = 22,3 %

La valeur 84,395% est le taux de retour aux parieurs avant arrondi puisque le PMU commence toujours, dans le calcul des cotes, par retirer 15,605% sur le total des enjeux. Comme on ne connaît généralement que la cote arrondie du PMU, on pourra utiliser une formule approchée après avoir augmenté la cote de 0,05. Pour une cote de 3,7 donc, on aura :  P ≈ 84,395 % ÷ 3,75 = 22,5 %. On pourra aussi se servir de cette formule en partant des cotes standardisées que nous publions chaque jour pour avoir une idée approximative de la part d’enjeu de chaque concurrent, telle que nous l’avons estimée. Mais elle est bien sûr inutilisable à partir des cotes probables d’un quotidien, car le total des parts d’enjeu s’éloignerait bien trop de 100%. Pour la même raison, elle ne peut servir pour les cotes d’un opérateur autre que le PMU qu’en remplaçant la valeur 84,395% par celle propre à l’opérateur (par exemple 86% pour Zeturf depuis le début de cette année 2014).

 

 

IV – Chevaux faisant écurie

 

Les cotes que nous indiquons chaque jour sont des cotes individuelles, ce qui est indispensable si l’on veut donner une estimation de la chance de chaque concurrent. Cependant, si deux ou plusieurs chevaux font écurie et que l’un d’eux remporte la course, le rapport gagnant est payé à tous les joueurs ayant misé sur l’un quelconque des chevaux de l’écurie, mais au rapport écurie. La cote écurie est égale à la somme harmonique des cotes individuelles ; voici quelques exemples :

 

– si deux chevaux faisant écurie sont chacun à la cote individuelle de 16,00 la cote écurie vaut :

1

             –––––––––  =  8,00

1         1

––   +   ––

16        16

 

– si l’un est à la cote de 2,50 et l’autre à la cote de 10,00 la cote écurie vaut :

1

             ––––––––  =  2,00

1      1

––   +  ––

2,5      10

 

– si trois chevaux à la cote de 10,00 – 20,00 – 60,00 sont associés, leur cote écurie vaut :

1

             –––––––––––––  =  6,00

1        1        1

––  +  ––  +  ––

10      20      60

 

Remarque : les lycéens de la filière S savent que c’est ainsi que l’on calcule la focale d’un objectif comportant plusieurs lentilles ou la résistance totale de plusieurs branches parallèles d’un circuit électrique. La focale, la résistance et la cote ressortissent au calcul harmonique, car elles sont inversement proportionnelles aux grandeurs directes que sont la convergence, la conductance et la part d’enjeu, lesquelles relèvent du calcul arithmétique (le calcul ordinaire).

 

Le groupé gagnant de Leturf.

 

Le groupé gagnant de Leturf est tout simplement un pari simple gagnant dans lequel les joueurs ne peuvent miser que sur l’une des trois écuries définies par l’opérateur. La cote probable de chacune d’elles se calcule donc, à partir des cotes individuelles en simple gagnant ordinaire, selon la formule de la cote écurie donnée ci-dessus.

 

 

V – Le calcul des rapports au jeu simple placé

 

Soit une course dans laquelle il a été joué 151 770 € au jeu simple placé dont : – 62 004 €  sur le cheval arrivé premier,

                         – 10 338 €  sur le cheval arrivé deuxième,

                            2 820 €  sur le cheval arrivé troisième.

Voici comment le PMU calcule les rapports :

 

151 770 - 15,605%  =  128 086,29

 

128 086,29 - 62 004 - 10 338 - 2 820  =  52 924,29

 

52 924,29  ÷  3  =  17 641,43

 

1 + (17 641,43 ÷ 62 004)  =  1,285   arrondi à   1,20

1 + (17 641,43 ÷ 10 338)  =  2,706   arrondi à   2,70

1 + (17 641,43 ÷   2 820)  =  7,256   arrondi à   7,20

 

On voit que le calcul du rapport placé d’un cheval donné dépend non seulement des enjeux qui se sont portés sur lui ainsi que du total des enjeux,  comme c’est le cas au jeu simple gagnant, mais encore des enjeux effectués sur les deux autres chevaux qui ont fait l’arrivée avec lui. C’est pourquoi un même rapport gagnant, dans deux courses différentes, correspond généralement à deux rapports placé différents. Avant le coup, chaque cheval a un rapport placé possible pour chacun des couplés formés par les autres chevaux, soit 105 rapports possibles pour chaque cheval s’il y a 16 partants. Certes, certains de ces rapports possibles seront identiques après arrondi, mais il en restera quand même beaucoup. C’est pourquoi le PMU ne peut pas vous donner LA cote placé d’un cheval mais seulement l’UNE de ses cotes placé possibles. Il peut, par exemple, vous indiquer la cote placé minimale d’un cheval, en supposant qu’il fasse l’arrivée avec les deux premiers favoris de la course (ou, pour les deux premiers favoris, qu’ils fassent l’arrivée avec le troisième favori). Il peut aussi vous dire la cote placé maximale d’un cheval, en supposant qu’il fasse l’arrivée avec les deux concurrents les moins joués, mais vous vous doutez bien que vous avez peu de chances de toucher cette cote‑là.

Le PMU calcule naturellement les rapports gagnant à partir de la répartition des enjeux en simple gagnant et les rapports placé à partir de la répartition des enjeux en simple placé, ce qui ne pose aucune difficulté. Mais il faut bien voir que ces deux répartitions sont sensiblement différentes : un outsider recueille un pourcentage de mises plus important placé que gagnant et, par voie de conséquence, c’est l’inverse pour un favori. Les cotes placé minimales que nous publions chaque jour sont calculées en concordance avec notre estimation des cotes gagnant. Elles ne sont donc ni plus ni moins fiables que ces dernières et le rapport placé réel d’un cheval peut parfaitement être inférieur à ce que nous indiquons, tout spécialement si notre cote gagnant est elle‑même surestimée.

 

 

VI – Taux de prélèvement des opérateurs hippiques

 

La procédure correcte pour calculer les cotes en simple gagnant n’est quand même pas bien compliquée ; elle consiste à :

  relever les mises engagées sur chaque cheval,  à l’exclusion des non-partants, mais non pas le total général ;

  prendre pour total général la somme des chiffres relevés et en défalquer le prélèvement prévu ;

  calculer la cote de chaque concurrent par rapport à la masse restante.

Toute erreur est alors rigoureusement impossible.

 

Les opérateurs se répartissent en deux groupes. Le PMU, Zeturf, Unibet et France‑Pari pratiquent le prélèvement à taux fixe. C’est la technique traditionnelle dans laquelle un taux de prélèvement unique s’applique dans toutes les course et, pour une course donnée, à tous les tableaux de cotes publiés, depuis les cotes initiales jusqu’aux cotes finales. Genybet, Betclic et Leturf pratiquent le prélèvement à taux modulé, ce qui signifie que le taux est différent pour chaque course et, pour une course donnée, différent pour chacun des tableaux de cotes publiés.

 

1. – le prélèvement à taux fixe.

 

Voici les derniers tableaux de cotes publiés par Unibet pour la troisième épreuve disputée à Kempton le 15 janvier 2014. Nous en avons sans doute sauté quelques‑uns, mais cela n’a aucune importance pour notre propos.

 

8,0

7,9

8,0

8,0

7,7

7,9

6,2

5,2

7,0

5,6

18,0

18,3

18,7

15,3

17,1

18,1

22,0

9,5

13,6

17,8

3,7

3,8

4,0

4,0

3,9

4,2

4,5

3,4

3,4

2,4

25,3

25,7

27,6

22,6

25,3

25,0

20,0

14,2

17,6

22,9

18,6

18,6

19,2

16,8

16,8

17,5

11,9

11,9

9,3

15,3

15,8

16,1

13,1

14,0

14,7

14,4

18,3

20,3

17,1

10,3

3,2

3,1

3,1

3,2

3,0

3,0

3,3

3,4

4,9

7,5

9,7

9,9

9,1

9,4

9,5

9,8

9,8

6,5

7,6

9,0

5,5

5,5

5,6

5,8

6,5

5,6

5,5

5,2

7,3

9,9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15,34 %

15,31 %

15,32 %

15,56 %

15,31 %

15,05  %

15,43 %

28,91 %

15,65 %

15,06 %

17,00 %

16,98 %

16,96 %

17,14 %

16,96 %

16,70 %

16,98 %

30,35 %

17,08  %

16,87 %

 

Les deux dernières lignes indiquent les limites minimale et maximale du taux de prélèvement, calculées comme exposé dans le chapitre I . Négligeons pour l’instant le tableau grisé. Le taux effectivement pratiqué par Unibet est nécessairement supérieur à chacune des limites minimales et inférieur à chacune des limites maximales. Par suite, il est compris entre la limite minimale la plus forte et la limite maximale la plus faible : 15,65 < t < 16,70. L’écart peut être resserré en étudiant un grand nombre de courses et on arrive à la conclusion qu’il doit être de 16,0 %.

Pour ce qui est du tableau grisé, les limites obtenues sont si absurdes qu’il ne peut s’agir que d’une grossière erreur dans le calcul des cotes. Il est clair que la procédure d’Unibet est inadaptée. On trouve aussi des tableaux de cotes aberrants chez d’autres opérateurs. Dans la mesure où cela n’affecte pas le calcul du rapport effectué après la clôture des paris, ce n’est pas excessivement gênant, sinon que l’opérateur fournit, ponctuellement, une information erronée.

 

2. – Le prélèvement à taux modulé.

 

Calculons les limites du taux de prélèvement chez Genybet pour deux épreuves disputées le 22/07/2014 à partir des cotes finales, publiées après la clôture des paris. Il faut simplement tenir compte de la manière dont cette opérateur arrondit ses cotes : au décime inférieur jusqu’à dix, à l’unité inférieure au‑delà.

 

Avenche (R4C4)

57

20

71

88

14

95

71

1,4

15

10

23

71

5,35%  <  t  <  11,31%

 

Vichy (R1C4)

6,7

18

10

10

24

30

17

10

12

5,6

58

29

11

10

40

55

8,8

18,81%  <  t  <  23,08%

 

À l’évidence, Genybet ne peut pas avoir appliqué un taux de prélèvement identique dans les deux courses. Une étude plus fine montrerait que, pour une course donnée, il fait même varier son taux d’un tableau de cotes au suivant. En fait, il est assujetti à la dispersion des enjeux : quand ils sont concentrés (soit qu’il y ait peu de partants, soit qu’il y ait un super-favori), il baisse ; dans le cas contraire, il remonte. Il va de soi qu’il ne peut excéder une certaine limite et Genybet ne dépasse guère les 22%. Cette technique est un copier-coller de celle de Betclic, les taux de ces deux opérateurs étant toujours extrêmement proches. Si l’on calcule à présent leur taux de prélèvement dans les quintés selon la discipline, on se rend compte qu’ils prélèvent, en moyenne, environ 2,5% de plus au galop qu’au trot. Cela tient à la différence de répartition des enjeux : au trot, il y a généralement un grand favori et des outsiders très délaissés, alors que dans les quintés de galop (qui sont presque toujours des handicaps) les cotes sont nettement plus resserrées. Cette différence dans les taux de prélèvement moyens selon la discipline signe la pratique du prélèvement à taux modulé, car elle impossible quand le taux de prélèvement est fixe.

Leturf et Joa modulent eux aussi leur taux de prélèvement, mais à rebours des deux autres : c’est quand il y a peu de partants et/ou un super‑favori, qu’ils prélèvent le plus et vice-versa. En outre, chez eux, l’amplitude de la modulation est nettement plus faible et ils ne prélèvent, en moyenne, qu’environ 0,7% de plus au trot qu’au galop.

 

3. – le taux de retour aux joueurs.

 

Mais le prélèvement avant répartition n’est pas tout. Lorsque le PMU arrondit à 2,30 un rapport brut de 2,396 cela correspond à un prélèvement supplémentaire sur l’ensemble des mises qui fait passer son taux de 15,6% à 19% ! Cependant, le rapport gagnant moyen est nettement supérieur à 2,30 et donc les « bénéfices sur les centimes » moindres ; à la louche, nous les estimerons à 1%. Pour les opérateurs qui arrondissent les rapports au centime, ils sont dix fois plus faibles. D’où, en guise de conclusion, le tableau suivant :

 

 

Taux avant répartition

Arrondi du rapport

Taux

global

Taux de retour

aux parieurs

Zeturf

14,0 %

1,0%

15,0%

85,0%

Leturf  *

15,2%

0,1%

15,3%

84,7%

Joa  *

16,2%

0,1%

16,3%

83,7%

PMU

15,6%

1,0%

16,6%

83,4%

Unibet

16,0%

1,0%

17,0%

83,0%

Betclic  *

19,4%

0,1%

19,5%

80,5%

Genybet  *

19,4%

0,1%

19,5%

80,5%

France-Pari

21,0%

0,1%

21,1%

78,9%

 

Remarques :

 

– les arrondis sur les centimes représentent un prélèvement supplémentaire environ deux fois plus important en simple placé qu’en simple gagnant, car les rapports moyens sont plus faibles.

– les « bénéfices sur les centimes » seraient nuls si les rapports étaient arrondis au décime le plus proche. Cela ne changerait rien pour les opérateurs puisqu’ils fixent librement leur taux de prélèvement.

– pour les opérateurs (signalés par un astérisque) qui modulent le taux de prélèvement, nous avons calculé le taux moyen dans les épreuves support du quinté, sur une durée de trois mois.

 

 

VII – Les contrôles de l’A.R.J.E.L.

 

On peut s’étonner de ce que l’A.R.J.E.L. ait choisi de ne pas imposer à l’ensemble des opérateurs la publication de leur taux de prélèvement pour chaque type de jeu, comme le fait le PMU dans son règlement. Mais l’autorisation apparemment accordée par cette autorité pour les deux pratiques qui vont être exposées à présent est encore plus surprenante, c’est un euphémisme, tout spécialement pour la seconde.

 

1. – Des cotes gonflées chez Leturf

 

Le calcul du taux de prélèvement de Leturf pour son groupé-gagnant s’effectue comme indiqué dans le chapitre I puisqu’il s’agit ni plus ni moins que d’un pari simple gagnant. Si l’on part des trois cotes finales, publiées après la clôture des paris, on arrive à la conclusion que ce taux est d’environ 14,15%. Mais si l’on part des cotes initiales, on arrive à une conclusion bien différente : le taux de prélèvement est nul ! Renseignement pris, les cotes initiales ne sont pas calculées à partir d’enjeux réels mais à partir de trèfles (sic) attribués à chacune des trois écuries par un panel de pronostiqueurs. Et bien évidemment, les brillants mathématiciens de Leturf n’ont pas jugé utile de prélever 14% sur l’ensemble des trèfles recueillis. Le résultat, c’est que leurs cotes initiales (la seule information dont disposent bien souvent les parieurs jusqu’à cinq minutes du départ) sont surévaluées. Cela permet à Leturf de publier des cotes telles que celles-ci par exemple :

2,00     2,80     6,90

 

au lieu de :

 

1,72     2,40     5,90

 

C’est comme si une grande surface affichait des prix hors TVA dans ses rayons, mais faisait bien payer la taxe quand le client passe à la caisse.

 

2. – Des rapports amputés au PMU

 

Voici les cotes finales du PMU pour trois épreuves disputées cette année et c’est donc chaque fois, pour le gagnant, le rapport (en gras) qui a effectivement été payé.

 

1/01/2014 – Vincennes – 9° course :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

cote

75,60

14,10

22,00

34,40

4,50

NP

53,10

12,40

12,70

8,70

57,20

4,70

3,00

 

17,64%  <  t  <  19,20%

 

9/01/2014 – Vincennes – T/Q/Q :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

cote

10,2

58,3

48,3

14,9

6,0

55,6

NP

5,9

6,1

9,4

43,4

3,0

15,2

 

18,53%  <  t  19,98%

 

21/07/2014 – Vichy – 5° course :

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

cote

8,20

3,90

3,00

12,30

7,00

6,80

NP

NP

NP

48,20

27,70

27,40

24,90

21,20

 

19,32%  <  t  <  20,87%

 

Le taux de prélèvement de 15,605% annoncé par le PMU dans son règlement est largement dépassé dans les trois cas. S’il avait été respecté, les rapports aurait été plus élevés ; on aurait eu :

au lieu de 8,70          au moins 8,90 mais plutôt 9,00

au lieu de 3,00          au moins 3,10 et peut-être 3,20

au lieu de 3,90          au moins 4,00 mais plutôt 4,10

 

Dans chacune de ces trois courses, le grand favori fut déclaré non‑partant alors que des enjeux importants s’étaient déjà portés sur lui. L’erreur pourrait provenir de ce que le PMU commence par prélever ses 15,6 % sur les mises et retire ensuite de la masse restante la somme destinée à rembourser les preneurs du cheval non-partant au lieu de procéder, comme il se doit, dans l’ordre inverse.

 

N.B. : en principe, les logiciels de calcul des opérateurs sont expertisés et autorisés par l’A.R.J.E.L. On se dira peut-être que certains détails peuvent échapper aux contrôles. Mais nous avons pris soin d’attirer l’attention de cet organisme sur les pratiques évoquées : aucune réponse, aucune réaction…